Geriadur ar mediaoù
En 1996, le Lexique Cinéma-Vidéo (1ère édition - 1995) a fait l’objet d’une demande on ne peut plus
originale de la part de Monsieur Guy Étienne qui m’a demandé la possibilité de reproduire le lexique,
pour l’éditer... en Breton !
Guy Étienne est un éminent linguiste, dont les principaux travaux sont de concevoir des dictionnaires de traduction en Breton, dans de nombreux domaines, qu’ils soient techniques, commerciaux, artistiques, etc. La seconde partie très importante de ses travaux est de fabriquer des nouveaux mots en Breton. En effet,
de nombreux termes “modernes” n’existent bien évidemment pas dans la langue bretonne traditionnelle,
ni dans un breton plus contemporain (parler Breton ayant été interdit par la République française dans
les années 50.
Pour constituer son “Dictionnaire des médias” (geriadur = dictionnaire) (ar mediaoù = des médias),
Guy Étienne a parcouru de nombreux lexiques existants, et son choix s’est porté sur le Lexique
Cinéma-Vidéo, dont la trame en français lui a paru la plus complète. Il en a fabriqué toutes les traductions
à partir des racines linguistiques du Breton.
Le livre a été publié en 1996, et il est aujourd’hui épuisé.
N’en faites pas autant ...!
Voici une histoire qui donne une assez bonne idée du succès planétaire du Lexique Cinéma-Vidéo !
Parmi les nombreux retours que j’ai pu avoir des utilisateurs du Lexique Cinéma-Vidéo (1ère édition - 1995),
la plus belle histoire que l’on m’ait racontée reste quand même celle qui m’a été rapportée par Anne Farrer, régisseuse générale du film de Rithy Panh : “Un barrage contre le Pacifique” (2007).
L’équipe de tournage de ce film a été formée par des européens et des cambodgiens, dont le 1er assistant opérateur. La caméra ayant été louée en France, celui-ci a été invité à venir faire les essais du matériel
chez le loueur, à Paris. Qu’elle n’a pas été la surprise d’Anne lorsqu’elle vit cet assistant arborer ... une photocopie complète du lexique ! Cet assistant opérateur cambodgien avait dû avoir à disposition un exemplaire sans avoir les moyens de l’acheter, à moins que son propriétaire n’ait pas voulu s’en séparer !